Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 12:07

En ces temps de crise annoncée pire que prévue, au moment où Claude Trichet se félicite de tout ce qu'il a fait au service de l'Euro et des banques, alors que les inégalités s'accroissent chaque jour, nous voici confrontés à un débat primaire au sein d'un parti politique en proie au mimétisme de la démocratie américaine. Il est tentant de dire que ces primaires sont d'ordre secondaire. Et pourtant ! L'avenir de notre pays passe obligatoirement par la façon dont il sera gouverné dans les très prochains mois.

 

Le basculement auquel nous participons, parfois et même le plus souvent de façon aveugle ou inconsciente, nous conduit vers une nouvelle vision du monde, vers de nouvelles relations humaines, vers un inconnu qui a pour nom "monde virtuel". La seule vraie question, comme aux temps de la Renaissance, de la Révolution ou de la IIIème République, est de savoir comment nous maîtriserons notre vie. Irons-nous vers des catastrophes humaines semblables à celles engendrées par la Terreur ou le nazisme ? Irons-nous vers l'élévation des citoyens et leur éducation ? Laisserons-nous la barbarie envahir les esprits et les territoires ? 

 

Le monde virtuel devient chaque jour plus réel. L'immédiateté, tyrannie de la vitesse, ne peut nous absoudre de toute réflexion et de l'action dans ce nouveau monde. Par tâtonnements mais aussi par engagement et responsabilité face au désarroi national mais aussi face aux multiples midères du monde. Et les banquiers qui jouent devant leurs écrans avec les milliards devraient comprendre qu'ils jouent avec des vies humaines et même la leur. Il en va de même de nos stratèges de tout poil, économistes, philosophes ou communicants. Ceux qui occupent le devant de la scène ne sont pas toujours les plus compétents, les plus capables de dire et de faire. Le "bon client" du 20heures peut se révéler un mauvais guide, un piètre acteur. Il y a abondance d'exemples de fausses valeurs mises en scène par les médias qui ont conduit le peuple à la désillusion tant l'illusion véhiculée ne pouvait être un rêve réalisable. 

 

Aujourd'hui, le temps est venu de communiquer. Cela signifie d'abord d'écouter l'autre puis d'engager une discussion constructive, ordonnée vers des objectifs dans la clarté, la sincérité, la vérité. Les artifices des fabricants de communication, de slogans et de pensées-prêtes-à-porter ne sont plus de mise. Sauf à générer, sciemment ou non, une vie inhumaine. Et là nous avons une question primaire : travailler à l'amélioration de la société, à plus de bonheur, en une chaîne de solidarité et d'humanité.

 

 

Par bernard
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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 11:46

Que 2011 soit une année de paix, de succès et de sérénité.

Ces voeux traditionnels montrent combien l'espérance reste le moteur vital de toute société. Lorsque le 31 décembre se déchaînent rires, champagne et musique, la joie d'avoir échappé au pire pendant les derniers 365 jours est égale à l'espoir de survivre aux 365 qui s'annoncent.

Alors nous échangeons avec une véritable sincérité ces voeux de "bonne année, bonne santé" bien qu'ils nous semblent désuets et convenus.

J'ai le bonheur de vous adresser ici et ailleurs mes meilleurs et très sincères Voeux. All Best Wishes !

 

 

Je vous propose l'interview publié par l'Ujjef/Communication et Entreprise dans son numéro de janvier

http://www.communicationetentreprise.com/

Bernard Ollagnier

“Le rôle de la communication est d’harmoniser les rapports entre individus, c’est là sa valeur qui lui est unique…“

Notre métier est dangereux pour le communicant parce que, profondément démocratique, il dérange l'ordre établi au nom d'une déontologie. Mais il est dangereux aussi pour les autres lorsqu'il ne reconnaît pas sa vraie valeur. Au-delà des questions de vérité, de solidarité, de liberté, le rôle de la communication est d'harmoniser les relations entre personnes sans craindre le conflit. Cela passe nécessairement par un débat qui inclut tous les publics ; une notion oubliée en France, voire dévoyée. Il est devenu urgent de renouer avec cette idée de la communication qui, seule, permettra de retrouver la confiance des Français. C'est la conviction de Bernard Ollagnier, consultant international en corporate lobbying, président de l'open think tank France Canada Culture et dont le livre "Communiquer, un défi français" (Ed. L'Harmattan) traite de cette question : "comment passer du tout com' à la communication réelle".

La récente étude réalisée par Makheia Groupe fait ressortir une réelle méfiance des Français vis-à-vis de la communication d'entreprise. Partagez-vous cette analyse ?

Bernard Ollagnier : Personnellement, j'ai eu la chance de démarrer très jeune dans ce métier par le journalisme, la publicité, la communication, les relations publiques... J'ai donc pu vivre la rupture qui a eu lieu dans les années 80. Elles ont vu l'émergence de deux concepts portés par les agences de publicité vis-à-vis des entreprises : "Vous êtes toutes des stars !" et la communication globale. De là, le secteur a commencé à basculer vers une confusion qui, aujourd'hui, n'est plus tenable. A force de répéter à coups de slogans publicitaires que les entreprises françaises étaient les plus belles du monde, totalement invincibles, les Français ont cru à ces assertions qui, dès les premières crises des années 90, furent ébranlées. Au fur et à mesure que la France perdait son influence en Europe, s'enfonçait dans la crise, les discours économiques et politiques ont tenté de cacher les difficultés et de présenter une France sans problème. Mais les faits sont têtus et les Français ont commencé à réagir devant la croissance continue du chômage, les restos du Cœur de plus en plus remplis, l'Euro qui ne tenait pas ses promesses... La méfiance vis-à-vis de la communication d'entreprise est somme toute naturelle.

 

La communication serait donc responsable de la méfiance qu'elle suscite aujourd'hui ?

Bernard Ollagnier : Oui, parce que la communication a durant des années chercher à habiller les faits, à fabriquer des histoires. Si la publicité a pour vocation un travail de promotion, d'exaltation des produits, la communication, non. C'est là le travers de la communication globale, c'est là qu'elle dévoie sa mission de vérité. La finalité de la communication est de mettre en place tous les moyens pour débattre afin de permettre aux différentes parties prenantes d'une entreprise de parler ensemble de ce qui ne va pas et d'agir immédiatement en cas de risques. Est-ce normal qu'il faille en France deux ans de débats enflammés pour que les députés se rallient à la proposition du Sénat en faveur de l'arrêt de la commercialisation de biberons à base de bisphénol (BPA) considérés dangereux pour les bébés ?
La communication n'est pas du spectacle, son rôle est d'harmoniser les rapports entre individus, c'est là sa valeur qui lui est unique. Quand le message est grave, la campagne de communication ne peut utiliser l'humour au deuxième degré. Il ne faut pas créer l'illusion du risque dans la tête des citoyens. Lorsque le risque est bien réel, ne le masquons pas. Si la communication est ambiguë, elle renie sa responsabilité vis-à-vis du citoyen qui est de l'informer. Notre métier n'est pas si innocent qu'il y paraît...

 

Comment la communication peut-elle renouer une relation de confiance avec les Français ?

Bernard Ollagnier : Tout métier a une dimension éthique qui va au-delà de l'exercice de la profession elle-même. Notamment dans la communication où la morale va au delà des discours de facilité qui surfent sur les modes ou vont pour complaire aux internautes, consommateurs, directeurs... Personnellement, je crois qu'il faut cesser d'avoir peur de déplaire au citoyen et il faut oser les relations ouvertes avec les publics, ouvrir le débat. Le métier des relations publiques - qui est d'ailleurs une traduction erronée de l'américain "Public Relations" (relations avec les publics) - retrouve ici toute sa véritable vocation qui est d'organiser des débats pour construire ensemble, en écoutant toutes les voix.

 

Les communicants ont-ils les moyens d'inverser cette tendance, et si oui, comment ?

Bernard Ollagnier : Aujourd'hui, nous sommes à un tournant de l'histoire où les Français éprouvent le besoin de retrouver un discours de force, de vérité. Il s'agit de cesser la "grande fabrique de la com'" qui a coupé les discours de leur réalité et fait croire aux entreprises qu'on leur ment. Lorsqu'on demande à Marie-Christine Saragosse, directrice générale de TV5, ce qu'elle fait pour la communication, elle répond que ce n'est pas sa préoccupation. Son travail est de réaliser des accords de diffusion avant tout. La communication n'aura de valeur qu'à partir du moment où elle sert l'intérêt de l'entreprise et non pas quand elle crée des relations de complaisance fondées sur des histoires fabriquées (comme le story stelling) et déversées aux médias, aux internautes via le Web 2.0... La première étape est de prendre conscience de la véritable valeur de la communication qui dépasse l'idée de valeur matérielle, elle est de créer l'échange. Mais c'est aussi rendre à César ce qui appartient à César : la véritable valeur ajoutée des entreprises naît du cerveau des chercheurs, de ceux qui imaginent les produits ou les services.

 

Pouvez-vous nous citer quelques actions concrètes à envisager ?

Bernard Ollagnier : Face à la logomachie de nombre de gens, seul un travail collectif peut inverser la tendance. Le forum des Associations porte déjà des germes de cette action à partir du moment où le désir de gagner en influence personnelle (ou pour son association) cède le pas à une mobilisation en faveur d'une communication structurante.
La deuxième action pourrait être celle d'organiser des débats entre représentants de la communication et d'autres professions. Il s'agit autant de mieux connaître les publics pour qui nous travaillons que de leur faire connaître la véritable philosophie de la communication.
Et en troisième lieu, je me ferai le chantre de la rigueur. Sans discipline, sans respect du code d'Athènes, sans une déontologie respectée au quotidien et contrôlée par des mesures effectives (radiation d'un communicant qui ne respecte pas les règles, pour exemple), il ne sera pas possible de retrouver aux yeux du public la confiance... Cela demande du courage car prendre la parole en tant que communicant, c'est aussi oser risquer sa place sur un plan personnel.

Par bernard
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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 10:28

 

Jour d'automne resplendissant de lumière qui marque l'achèvement d'un cycle estival comparable à tous les autres avec son lot de bonheurs, de drames, de petites phrases et de photos bien montées par les gourous de la communication.

 

Jour d'automne ensoleillé à la veille d'une nouvelle grève grise, ennuyeuse et alibi de syndicats si peu représentatifs de la majorité du travail sinon de celle politique.

 

L'actualité nous entraîne dans un flot continu d'impressions qui ne doivent rien à Monet mais tout aux clips du journal télévisé, aux fabriques de communication et aux malheurs incompris de populations lointaines. Il est étrange que plus le monde se rétrécit à la faveur d'internet, plus l'incompréhension entre les individus grandit en France comme dans le monde et plus les communautés tendent à se renforcer au détriment de l'idéal républicain. Alors que chacun va clamant que nous vivons une civilisation de communication, jamais le manque de dialogue n'a été aussi patent en France. organiser le dialogue, la conversation est devenu une sorte d'événement non identifié qui retient l'attention par son caractère inhabituel, tant l'habitude a été prise de la polémique. Polémique illusoire car elle cache une complicité de bon aloi entre gens de bonne compagnie sur le plateau de tel ou tel animateur à la mode bientôt démodé.

 

Lorsque dans les années 70, Roger-Gérard Schwartzenberg écrivait un livre prémonitoire "L'état spectacle", chacun rit sous cape et, après en avoir débattu gravement, oublia ce livre au cimetière des bibliothèques poussiéreuses. Il en fut de même avec les ouvrages d'Edgar Morin et Pierre Sudreau sur la société bloquée dans les années 60, de Jean-Jacques Servan-Schreiber avec son "défi américain" ou encore du célèbre "Quand la Chine s'éveillera" d'Alain Peyrefitte. La décennie de l'illusion, celle des années 80-90, dont les maîtres à penser Séguéla et BHL conduisirent le bal des magiciens, fut la décennie qui nous entraîna dans les drames de cette décennie 2000. Le dire à l'époque nous faisait simplement clouer au pilori, qualifiés de naïfs, d'empêcheurs de tourner en rond et quasiment de jeunes gâteux.

 

Aujourd'hui, les jeunes générations, des 20 - 40 ans, réclament du sens. Que c'est étonnant ! Ils posent des questions; Que leur répondre ? Ils veulent participer. Comment faire ?

 

Loin de moi la prétention de penser que j'ai les réponses.

En revanche, du fait de mon parcours, j'ai à transmettre. C'est un devoir. J'ai à proposer des voies. C'est un droit.

Alors, je me suis décidé à écrire et à publier, chez L'Harmattan un livre sous le titre "Communiquer, un défi français". Je l'ai conçu à partir de mon expérience et de ma réflexion sur le fait de communiquer et non pas de faire de la communication. Pour mettre en lumière les dévoiements de la communication comme pour proposer des actions propres à rétablir les passerelles détruites par le "tout com". Passerelles créatrices de liens avec l'autre, cet autre qui est finalement en nous mais que nous ne voulons plus voir ni rencontrer.

 

En ce jour d'automne d'un soleil qui décline à l'horizon mais porteur d'espoir d'un rayonnement renouvelé, ma seule ambition est par ce livre d'être un petit rayon de la prochaine aube printanière en France.

Par bernard
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 18:25

La crise...depuis 1974, avec des hauts, des bas, des accès de fièvre, des accalmies mais sans discontinuer depuis le premier choc pétrolier.

 

Le capitalisme...imaginé pour le partage de profits, l'amélioration de la société et la liberté, devenu outil aux mains de gens sans morale, sans souci de l'autre, sans rien que sinon satisfaire leur avidité

 

Le socialisme...espoir de générations ouvrières bernées par des potentats avides de pouvoir et parfois même de richesse, écroulé au soir du 9 novembre 1989 dans la poussière des chimères

 

Le centrisme...abandonné au pilon d'une idéologie imposée qui veut absolument que l'on soit de gauche ou de droite sans aucun souci d'équilibre

 

Que reste-t-il de toutes ces belles idées du 20ème siècle, aujourd'hui alors que le tsunami financier atteint tous les pays d'Europe ? Europe fragmentée, sans gouvernance, mise aux mains d'une bureaucratie pléthorique et aveugle par absence d'un pouvoir politique fédéral, incapable de relever le défi américain et encore moins celui lancé par l'Asie.

 

Le couple franco-allemand est un leurre. Chacun le sait mais se tait et fait semblant de s'émerveiller de l'entente qui préside à la construction européenne. Un examen simple et rapide, permet de constater des disparités telles que ce couple est un miracle du "je te tiens par la barbichette"...Il n'empêche que l'Allemagne domine l'Europe avec une économie en très nette meilleure forme que l'économie française. Il faut dire que les allemands travaillent...

 

Nul ne peut la souhaiter mais une catastrophe se profile à l'horizon de l'hexagone. Une augmentation de la dette, une croissance quasiment nulle, un accroissement des intérêts - encore plus si la France perd un A de notation - un déficit du commerce extérieur abyssal et un coût social exorbitant conduisent notre pays vers un précipice.

 

Christian Saint-Etienne, lors d'un récent entretien auquel j'avais le plaisir de participer, dressa ce tableau en rappelant son livre de 2009 : La fin de l'Euro.  Il avança des solutions qui devraient être prises d'urgence : relever immédiatement l'âge de la retraite à 61 ans puis progressivement à 64 ans (ce qui amène l'âge de taux plein de 65 à 70 ans en 5 à 10 ans) - réduire les salaires des fonctionnaires de 5% - augmenter la TVA de 1% - sortir la CSG et le RDS du bouclier fiscal - et... sans entrer ici dans les détails , fonder une fédération de 6 à 8 pays dirigée par un gourvenement fédéral et organiser une zone de libre échange pour tous les autres pays. Et, cerise sur le gâteau, faire le choix clair d'une alliance occidentale (USA, Canada, AMSud, Europe) pour prévenir l'avénement de l'Inde (1.7 milliards d'habitants en 2040) et de la Chine qui connaîtra un déclin démographique dans 15 ans, ce qui la rend encore plus agressive.

 

Ce plan réclamerait un courage politique improbable à l'heure actuelle. Aussi bien en France qu'en Europe.

Juste un peu de courage. Pour mobiliser celles et ceux qui vont supporter (avec courage) les affres de l'appauvrissement. La catastrophe est encore évitable...

 

B O

 

Ce matin, lors d'une réunion dite européenne, j'ai pu constater combien l'enthousiasme et la création se trouvaient rangés au placard des accessoires par les hiérarques de la Commission. Même l'appui du parlement ne semble pas un moteur suffisant pour faire bouger l'administration européenne. Il s'agissait de recherche, d'innovation et d'industrie. Qu'importe ! Imaginer le futur reste l'apanage de celles et ceux qui font bouger les lignes réputées infranchissables.

 

 

 

Par bernard
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 17:34

 

Le débat politique français est souvent conduit pas des dirigeants de parti qui confondent leurs intérêts économiques avec leurs engagements idéologiques, qui usent sans vergogne de menaces aussi vulgaires que détestables et, non solum sed etiam, accordent des privilèges comme au bon vieux temps des princes. La cour reste une constante de la vie politique française où les compétences n'égalent pas ou trop rarement les coteries d'amitiés. Vous vous doutez qu'ici rien ne sera révélé de tels ou tels conflits d'intérêts qui mènent des dirigeants politiques à prendre des décisions au sein de leurs propres partis au regard des lèses-majestés et des fidèles "amitiés". Chacun en trouvera par lui-même un ou plusieurs exemples. Sans aller jusqu'à utiliser le terme de corruption (corrupteur et corrompu sont unis en une seule démarche d'intérêt), celui d'intéressement convient pour qualifier ces relations politiques et pour expliquer la défiance de plus en plus grande des français vis-à-vis des dirigeants de partis comme des élus.

Le temps est venu de réformer en profondeur le financement des partis politiques, leur fonctionnement et leur contrôle.

Sinon, notre pays risque fort d'aller lentement mais sûrement vers un régime soit très autoritaire soit très déliquescent.

 

Un des thèmes qui illustrent cette situation détestable est celui de la sécurité. De débats télévisés en colloques intellectuels, la sécurité est proclamée en "urgence nationale". Chacun y va de sa prescription, de son plan, de son Rapport, de son association, de son séminaire, de son voyage d'études, de son action "coup de poing",... Depuis plus de vingt ans, les partis politiques et donc les élus bernent la population. Loin de diminuer, les agressions et les dommages aux biens augmentent sans cesse. Les statistiques ont parfois bien du mal à camoufler cette réalité. De gouvernement de gauche à gouvernement de droite, les français subissent la dégradation de leurs quartiers, de leurs moyens de transport et de leurs lieux sacrés qu'il s'agisse d'écoles, d'églises ou de cimetières. Tous les français le constatent, le dénoncent et en souffrent chaque jour.

Mais, il faut le dire, la sécurité nourrit bien son homme. Ce thème est devenu une très belle source de cache-chômage, de revenus et d'affaires. Vigiles, armes, animateurs, alarmes, voyagistes, membres de commissions, caméras, studios, les postes de profit ne manquent pas au nom de la sécurité ! Alors que le bon sens et le courage devraient être les deux mamelles des solutions : accélérer puissamment le plan d erénovation urbaine Borloo - quadriller en permanence les quartiers dits-sensibles avec des véhicules de gendarmes en poste fixe pendant plusieurs mois - interdire tous graffiti dans les écoles et universités, obliger les graffeurs à remettre en état les murs souillés - organiser des forums hebdomadaires d'habitants - obliger les enfants dès le CP à apprendre les dix règles de comportement civique et à les appliquer  - et encore d'autres mesures simplement efficaces qui n'empêchent pen rien le respect de l'autre et l'éducation.  Evidemment, certains, "les bonnes âmes", estimeront que de de telles mesures sont dures, difficiles ou pas assez droits-delhommiste. Interrogeons-nous alors pourquoi depuis bientôt 30 ans, la scéurité est un thème majeur sur lequel aucun progrès n'a été enregistré. Interrogeons-nous sur les intérêts économiques en jeu sur ce marché si profitable.

 

Et la rumeur a enflé. Alors que tant de soucis assaillent les français, dont celui de la sécurité publique, voici que nous avons été placés devant un trou de serrure pour voir si Nico et Carlita se trompaient, s'aimaient, se bisounaient, se détestaient ou vivaient encore ensemble. Au final, les français ont  d'abord rigolé puis ils se sont énervés et dits tout haut "basta !". La rumeur a-t-elle dégonflé ? Certains journalistes l'ont fait revivre à propos d'une enquête menée par un service de police. Certains "politiques" l'ont prolongé car ils proclamaient, haut et fort leur ire conte une telle rumeur. Rachida devenait Saint Sébastien assassinée par tant de flèches pour, qui sait ? devenir une nouvelle Sainte Geneviève à Paris. Quelle comédie ! Quelle triste comédie du pouvoir ! Panem et circem ? César aie pitié des gaulois, ils demandent du pain, du vin et du turbin.

 

B...

Par bernard
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 11:05
Le débat "identité nationale" existe par la force du discours politique...alors voici une contribution...

Etre français ne peut se définir par un acte administratif mais par un acte d'amour et d'attachement à des valeurs qui forment le ciment de la nation
Nul citoyen français, avec ou sans papiers (...), n'a le droit de nier les valeurs françaises au risque de perdre ses droits. Cette négation par la parole, par les actes ou voire même par le vêtement est une provocation que nous ne devons pas supporter. La combattre avec nos idées, nos propositions et nos positions réclame un minimum de courage. Mais est-ce encore une valeur française ? La crainte de déplaire et le goût des manoeuvres "par-derrière"  ont pris beaucoup d'importance, conduisent à la lâcheté camouflée sous de "bons sentiments"....Brel disait fort justement "basses révérences"...
 
La proposition d'un service civique, type "garde nationale", pourquoi pas ?
L'enseignement dès la primaire des bases françaises, pourquoi pas ?
etc... Toutes propositions intéressantes.
 
La France est une République quasi unique au monde. La pratique de la laïcité, de l'unité nationale et de l'accueil en fait une nation lumineuse. Malgré ses erreurs et ses bêtises. Malgré la Terreur et 1940. En revanche, la France n'a pas encore atteint un niveau de démocratie comparable à celui d'autres pays (Grande Bretagne, Canada, Suède,...ou USA...). C'est en cela qu'elle est fragile. Le pouvoir central hégémonique exacerbe les rancoeurs et les oppositions. L'absence de contre-pouvoirs organiques et acceptés réduit l'exercice démocratique à un jeu d'ombres. Telle est la réalité. Et les " terroristes" ont bien compris qu'ici nul n'était besoin de faire éclater des bombes pour infiltrer notre système et le faire basculer...
Si le débat actuel aboutit à renforcer l'unité du pays, à montrer sa force et sa détermination à vivre sur les bases intangibles de ses valeurs, alors je veux bien dire "merci Sarko" !
Par bernard
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 13:51
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Chacun d'entre nous gardera une mémoire de 2009 parfois partagée avec la multitude, le plus souvent enfouie dans son intimité. Quant à l'année 2010 qu'en retiendrons-nous ?
Des horizons de cette année, nous pourrions retenir ceux qui influenceront nos vies soit parce que nous voudrons les atteindre soit parce que nous chercherons à nous en éloigner.

La maladie et la mort, horizons connus que nous n'espérons jamais, n'appartiennent pas aux voeux que nous formulons bien que nous nous souhaitions "bonne santé". Eloignez-vous comme je m'en éloigne de ce pire horizon combattu dans les bulles du champagne et dans les rituels de désespoir.

L'amour qui régit tout avec son pendant de haine est notre seul espoir. Aimer et être aimé ou inversement...Horizon accessible au-delà de nos peurs qui souvent nous entraîne vers d'autres horizons insoupçonnés souvent inaccessibles. L'amour global de l'être aimé, de l'autre et des autres nous conduit en des chemins que nous croyions impossibles vers ces horizons qui ont pour nom don, pardon, passion, tolérance, paix. Chimères que ces horizons humanistes ? Le seul regard d'un bébé devrait nous faire comprendre la réalité de ces horizons.

Le travail représente notre horizon quotidien et obligé. Travail pour subvenir à nos besoins matériels, pour nous apporter des biens superflus mais si agréables, pour nous placer dans la meilleure sécurité sociale et sanitaire. Le travail ainsi considéré comme seul moyen de nous éloigner le plus possible de la misère et de la mort annoncée. Mais le travail pour mieux nous connaître, pour mieux approcher l'autre, pour élever notre esprit au-delà des contingences matérielles et pour tenter de comprendre l'espoir.  Travail spirituel et travail matériel sont ainsi liés au sort de l'humanité, au sort de chacun d'entre nous. libéré des dogmes et des normes, le travail crée de nouveaux horizons, de nouvelles possibilités, le progrès.

Que 2010 nous permette de progresser sur la voie de la connaissance et de la sagesse !

B O

Par bernard
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 09:49
Polanski, Mitterrand, burka, N'Diaye, SégoPeillon, Henry, Treiber,...les polémiques se succèdent  au risque d'en oublier la propagande pour la GrippA, l'emprunt de 35 milliards, la désignation du Président de l'Europe, 4millions de sans emploi,...

Que restera-t-il de tout cela dans six mois, après buches, ski et jonquilles ? Une sorte de sentiment diffus, toujours le même qui mine le moral des français : lassitude teintée de dégoût. Et moi qui croyait que le spleen était de nature slave !

Polémiques miques miques, s'en vont en chantant...car c'est bien connu, en France tout finit en chanson !
Par bernard
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 18:46

Parfois se pose une question quasi métaphysique : que fait-on d'un symbole ?

Etre honoré, reconnu, décoré, voici bien une façon de justifier tous les efforts consentis pour gagner une guerre barbare, ériger une loi humaniste, soigner des millions de corps malades ou sauver un pan entier de l'humanité.
D'Ordre du Mérite en Palmes Académiques, de Croix de Guerre en Légion d'Honneur, de Compagnon de la Libération en Médaille du Travail, notre pays regorge de récompenses de toute nature et de toute taille. La suprême décoration est celle de Commandeur de la Légion d'Honneur, la Grande Croix étant réservée au Chef d'Etat.

La remise des insignes de Commandeur de la Légion d'Honneur à Clint Eastwood, malgré son caractère festif et quasi insignifiant, me pose question. Que devient le symbole du Mérite Suprême, celui d'avoir donné sa vie à une oeuvre qui dépasse la vie habituelle et a surpassé le danger ? Que devient le symbole attribué à un français (vous avez dit "identité natioanle" ?) qui a servi la France comem citoyen tout entier voué à la gloire de la Patrie et de la Nation ?

Je suis un de ceux qui aime Clint Eastwood, qui le respecte et qui apprécie son rôle. Mais...est-il français ? Certainement non sinon de coeur tout en restant l'archétype américain. A-t-il accompli une oeuvre illuminant notre pays et servant les plus hauts intérêts moraux, civils et so ciaux de nos concitoyens ?

Qu'il soit élevé au grade de Grand Officier des Arts et Lettres, why not...he's so nice !... Il est Commandeur de la Légion d'Honneur...so what ?

B O

Par bernard
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 13:45
Montrez-moi votre carte d'idendité nationale !
(interpellation anonyme)

ESPOIR REPUBLICAIN ! VOLONTE DEMOCRATIQUE ?


Un ancien grand co-Président du Parti Radical, Jean-Pierre Prouteau, avait fondé un

club national « République et Démocratie » que j’ai eu l’honneur de présider à Paris.

En ce temps, pas si lointain, Jean-Pierre Prouteau et nous disions que la France était

certes une République mais pas encore une démocratie vivante et ouverte. Cela

expliquait l’enseigne du Club : « République et Démocratie ». C’était le temps de

Giscard d’Estaing puis de Mitterrand...

Qu’en est-il aujourd’hui, après les années socialistes puis d’ouverture puis

chiraquiennes et depuis deux ans l’ère sarkozienne ? La France a-t-elle amélioré sa

démocratie ?


A la veille du vote qualifié d’historique pour l’élection du Président du Parti Radical au

suffrage universel, la question mérite d’être posée, débattue et travaillée sans

relâche. L’exigence démocratique est un fondement irréductible du Parti Radical.


La colonne du positif républicain, depuis 1974, s’est remplie régulièrement au fil des

ans avec des interruptions parfois bien longues. Citons de mémoire ce qui semble le

plus exemplaire : la majorité à 18 ans, le regroupement familial, la création d’un

Ministère de l’environnement et du cadre de vie, la disparition de l’Ortf, l’avènement

du Médiateur de la République, l’abolition de la peine de mort, la libération des

ondes, la création d’une Haute autorité audiovisuelle, la mise en place de la Cnil, la

loi sur le financement des partis politiques, la création de la Halde, la loi sur le non-cumul

des mandats, ... une longue liste qui montre que notre pays a évolué dans le

bon sens. Quoique l’on puisse en dire !

La colonne du passif démocratique reste encore bien trop pleine. Il est aisé de citer

là encore des faits exemplaires.

La récente réforme de la Constitution n’a pas engagé le contrôle du Parlement sur

les actes du Président de la République. « Le fait du prince » demeure une sorte de

règle intangible.

Le leurre, pour ne pas dire l’illusion, de la démocratie participative a fait long feu ! Les

mots de concertation, accès aux sources, médiation,...sont utilisés comme

arguments mais non pas comme des réalités vécues au quotidien.

Les droits de l’homme sont mis à mal dans les prisons mais aussi dans certains

quartiers et certaines jungles. Comment notre pays, toujours prêt à donner des

leçons d’humanisme à tous les peuples de la terre, peut-il accepter que des droits

élémentaires inscrits dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen soient

bafoués?

La laïcité, ciment de l’unité nationale, fait l’objet d’attaques sournoises ou franches

mais toujours inacceptables. Sans prôner une « religion laïque » avec ses dogmes et

ses rituels, nous radicaux n’avons-nous pas à mener un combat démocratique ?

Nous ne pouvons que regretter le passage aux oubliettes des travaux de la

Commission Laïcité du Parti Radical qui a vécu le temps que vivent les fleurs...ou les

cerises !

Le droit de vote aux élections locales accordé aux résidents étrangers reste lettre

morte !

Et encore tant d’autres questions : le contrôle des élus, la limitation et la durée des

mandats électifs, l’urbanisme sans concertation, la place de la famille dans le

dispositif éducatif,...


Et vient maintenant un faux débat, agité pour des perspectives électorales et non pas

pour le mieux-être démocratique. « Identité nationale »... « Patrie » serait-il devenu

un gros mot ? Les mots ont un sens : Pays, Patrie, Nation. Nul besoin d’inventer un

nouveau terme. Quelles que soient leurs origines ethniques, sociales ou régionales,

tout citoyen français se reconnait dans le Pays, la Patrie et la Nation. Sur des valeurs

inscrites au fronton de toutes nos mairies et dans nos coeurs. Dans nos luttes et dans

nos utopies. Quand notre pays acceptera-t-il « l’autre » ? Parler français et portugais,

arabe, swahili ou russe n’a jamais empêché un français d’aimer son pays et de

respecter le gaulois Vercingétorix. Chanter la Marseillaise n’a jamais empêché de

danser au son du biniou, de faire la roda ou de chanter la poésie berbère. Fréquenter

l’école laïque n’a jamais empêché quiconque à pratiquer sa religion et

réciproquement. Le débat est donc ailleurs et nous le savons mais n’osons pas le

poser sur la table, l’affronter et le résoudre ensemble. Alors...parlons de l’identité

nationale ! Quitte à faire naître un débat biaisé par les arrières-pensées référentes de religion, à offrir une tribune aux fanatiques du totalitarisme islamique, à ouvrir la porte au communautarisme et à finalement poser un problème de "nationalité" et non plus d'identité.


Alors me vient cette question "suis-je français" ?" que je ne me suis jamais vraiment posé sinon par émotion au son de la Marseillaise ou de la sonnerie aux morts, par culture en lisant et écrivant le français ou encore par goût en dégustant piperade, potée auvergnate et autres fondues. Mais aussi en passant tranquillement de la mosquée à l'église, du temple à la synagogue, du couscous au soudjoukh, du whiskey à la vodka...
Me voici, au crépuscule de ma vie, interrogé de façon péremptoire, quasiment violente, me voici entraîné à répondre à cette question subconsciente "suis-je français ?".

Mon beau-père, réfugié du génocide arménien, était-il français ? Lui qui avait acquis la nationalité française par naturalisation après la seconde guerre mondiale, en 1947 alors qu'il vivait et travaillait en France depuis 1923 ? Ma femme, née, éduquée et salariée en France avait dû, pour se marier, demander un certificat de "bonne francitude" à Nantes (tiens tiens le haut lieu du marché aux esclaves du 18ème siècle...). Et ma mère, descendante directe d'aristocrates hongrois et bretons, était-elle française ? Et mon père, auvergnat bon tein ? Et mon oncle né d'un père polonais émigré, ce "tonton" devenu riche et personnalité en vue, était-il français ? 
Quelle question ! Oui. Elles et ils étaient, sont et seront français. Pourquoi ? Par sentiment simple d'appartenance au cul de sac de l'Europe. A cette terre de refuge, d'invasion, de liberté et de colère, de rire et de plaisir. A cette terre qui depuis plus de deux mille ans a construit sans cesse un pays. De Villon à Voltaire, d'Astérix à d'Ormesson, la France s'est faite non pas sur une "Constitution" alors qu'elle a engendré la Constitution américaine avec Jefferson, Franklin, Washington et La Fayette. Non plus sur un étendard ni même sur une monnaie. La France est une idée millénaire indéfinissable.
La France est un sentiment. 
Notre pays ne se réduit pas à une identité car il est une façon d'être, de vivre, d'espérer, de construire et de mourir. 

Cela peut apparaître sensiblerie niaise, patriotisme imbécile ou inconscience ridicule... et bien tant mieux ! Je préfère cette France de sentiments à une France devenue lourde de lois, d'administration et de silences qui la rendent immobile, désagréable et morose. 

Les immigrés d'aujourd'hui sont mieux traités que ceux d'hier. Certes mais ils souffrent de notre indifférence et de nos peurs. Les immigrés d'aujourd'hui peinent à entrer dans le moule français. Certes ils n'ont pas encore compris qu'il n'y avait pas d'autres moules que le leur. Les immigrés éprouvent d'immenses difficultés à gravir les échelons sociaux. Certes car leurs difficultés sont celles de tout français qui cherche à s'améliorer et à améliorer la société. Les immigrés critiquent le gouvernement. Certes c'est bien car cela signifie qu'ils sont plus occupés du gouvernement français que du gouvernement algérien ou sénégalais. Les imméigrés revendiquent leur droit à être français et autre chose. Certes ils réagissent comme les auvergnats, polonais, grecs ou marocains qui gardent leur fierté culturelle. Alors ? Quelle est la vraie question ? 

Osons la poser : l'islam peut-il devenir français comme l'est devenu le judaïsme, le protestantisme ou le bouddhisme ? La charia doit-elle cohabiter avec la République Française c'est-à-dire être une règle de vie en société au même titre que la règle républicaine ? La France et les français doivent-ils reconnaître l'islam comme droit religieux et droit politique ? 

Ces questions ne sont pas posées par peur, par hypocrisie,...une question sur l'identité nationale semble plus appropriée...il a suffi de suivre le "Ce soir ou jamais" de Taddei ce jeudi 5 novembre pour bien comprendre que c'étaient ces questions dont on débattait et de rien d'autre.
L'immense majorité des musulmans sont français et ne souhaitent pas vivre la charia mais être reconnus comme des citoyens à part entière. Si beaucoup, beaucoup trop, estiment qu'ils ne sont pas "citoyens" mais "étrangers chez soi", la question à se poser est relativement simple "Comment mieux faire vivre la citoyenneté française dans les quartiers populaires, les banlieues et les ghettos ignorés ?". La réponse est d'une extrême complexité. Il s'agit de mobiliser les français sur une notion qui leur est souvent étrange sinon étrangère : l'accueil. Mais aussi l'éducation non seulement à la langue et au savoir mais à la culture, aux règles de vie en commun en France. La tâche est immense. Un débat de trois mois ne peut suffire à l'accomplir ! Et pourtant il en va de l'avenir de la France et de l'Europe.

 Espérons, espérons, espérons. Et travaillons !


Par bernard
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